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Ma philosophie de travail

 

Manifeste pour une philosophie de construction LOW TECH : construire avec le bon sens du paysan. 


Enfant, j’adorais construire des cabanes, des refuges. Depuis 2000, avec le même regard  mais de manière un peu plus professionnelle, je mène des projets de création d’habitations en auto-construction et comme architecte. Ce chemin de vie, fait évoluer en permanence ma philosophie de travail dans une direction que j’ai récemment identifié comme étant un retour à mes racines paysannes (que nous partageons tous, mis à part ceux issus d’une longue lignée de brigands et de coupe-jarrets). Je cherche à construire « avec le bon sens du paysan » (que l’on pourrait traduire de manière plus branchée par « LOW TECH »). Ce terme n’est, pour moi, pas péjoratif et je souhaite lui rendre sa noblesse à travers mon travail. Le paysan est celui qui est au contact de la terre, connait sa générosité, sa rudesse mais aussi ses limites. La terre est son bien, il la respecte. Les fruits de la terre garantissent sa survie. Dans la construction, il travaille donc avec la terre. Il est reconnaissant de ce qui est à sa disposition et est conscient des limites de ses moyens de construction. Il ne s’oppose pas aux éléments et aux saisons mais apprend à les accueillir et les utiliser.


Cette philosophie se traduit concrètement par :

  • Une approche vernaculaire du processus de construction (collecte puis utilisation de ce qui est directement disponible) :

    • La récupération de tous les matériaux de construction possible sur le périmètre du chantier ou dans sa proximité directe. Attention la récupération peut revêtir un intérêt économique mais vous la pratiquerez parfois dans un simple objectif de conservation et de respect du patrimoine ou de la nature.

    • L’utilisation de matériaux fabriqués dans ma région (locaux), par de sympathiques paysans, par exemple.

    • L’utilisation des matériaux renouvelables offerts par la nature (aussi qualifiés de naturels, bio-sourcés ou durables), aussi peut transformés et industrialisés que possible (comme pour la nourriture saine).

  • L’utilisation de matériaux qui respectent la terre en considérant leur cycle(s) complet(s):

    • De fabrication peu gourmande en énergie et générant le moins de polluants possible. 

    • Source de bien être dans l’habitation (ambiance, isolation…) et n’y émettant pas de polluants

    • Réellement recyclables, compostables ou réutilisables. Ils seront démontés et réutilisés avec plaisir, ou biodégradés lors d’une transformation de l’immeuble.

  • Une connaissance et une adaptation aux saisons : construire de manière bioclimatique mais aussi adapter le processus de construction à l’évolution naturelle des conditions météorologiques.

  • Une économie de moyens et de temps : 

    • La recherche de matériaux économiques

    • La mise au point de méthodes de construction efficaces et économiques (optimisation des processus).

    • L’identification des besoins réels du candidat bâtisseur. Abandonner le superflu permet de limiter le budget et, ce faisant, de limiter l’astreinte imposée par un crédit. Le résultat : une plus grande liberté pour mener son existence (pour choisir ou changer d’activité professionnelle, par exemple).

    • Le partage d’espaces, d’outils ou de savoirs avec le voisinage (favorisant aussi l’intégration dans sa communauté).

  • La réappropriation de l’outil que sont nos mains : Un réapprentissage par la mise en œuvre. Construire de ses mains permet de gagner en autonomie dans la construction puis l’entretien de son habitation. Cela permet aussi de se réapproprier son corps par le mouvement et de développer son habileté. Cela favorise l’ancrage dans l’instant présent. Enfin, bouger remet aussi en route le métabolisme. Tout bénéfice pour votre santé

  • Du pragmatisme :  

    • Certains fabricants n’hésitent pas à recourir aux vocables « naturel », « bio-sourcé » et « durable », de manière abusive. Quel sens accordons-nous à ces mots ? Prudence.

    • Les appareils technologiques sont souvent couteux et polluants à fabriquer. Les appareils simples sont, en général, plus robustes, d’un fonctionnement plus compréhensible, leurs dysfonctionnements sont plus faciles à identifier et les pistes de réparations plus simples à trouver. L’utilisation de la technologie est limitée à ce qui est vraiment utile (ou imposé). Pour les mêmes raisons, on ne rejettera pas d’emblée les matériaux technologiques mais on limitera, après analyse, leur utilisation à des applications très spécifiques.


Si cette approche vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter pour échanger sur le sujet.